Poème de mes jeunes années
Serait-ce pour t'aimer que j'aurais tant vécu
Géant dont l'ombre encor' me suit?
Serait-ce pour t'aimer que je serais venue
Vivre trois mois du temps qui fuit?
Tes étreintes, tes mots, tes regards, tes baisers
Avec toi ne sont point allés.
Je les tiens dans mes bras, dans mon cœur apaisé,
Nul ne saura les égaler.
Ouragan tu étais, ouragan tu seras,
Et ma vie tu as bousculée...
Tu passes comme un trait, un jour tu chuteras,
À toi enfin de reculer.
Tu songeras peut-être à l'amour infini
Qu'une femme un jour t'a donné,
Et tu regretteras que ce temps ait fini,
Souhaitant qu'elle t'ait pardonné...
Tu sais bien qu'une fin est une fin en soi
Même si vit le souvenir,
Et tu sais qu'il y eut une dernière fois
Interdisant le revenir...
...Et les dernières fois
Ne se refont jamais :
On ne meurt pas deux fois...
Si j'ai vécu se dit
Avant le jour dernier,
Même si c'est fini
Et si je vis encore,
Je peux dire j'ai aimé...
Jeanne
1972
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