lundi 11 novembre 2013

Ballade au temps qui jamais ne revient...

Poème de mes jeunes années

Serait-ce pour t'aimer que j'aurais tant vécu
Géant dont l'ombre encor' me suit?
Serait-ce pour t'aimer que je serais venue
Vivre trois mois du temps qui fuit?

Tes étreintes, tes mots, tes regards, tes baisers

Avec toi ne sont point allés.
Je les tiens dans mes bras, dans mon cœur apaisé,
Nul ne saura les égaler.

Ouragan tu étais, ouragan tu seras,

Et ma vie tu as bousculée...
Tu passes comme un trait, un jour tu chuteras,
À toi enfin de reculer.

Tu songeras peut-être à l'amour infini

Qu'une femme un jour t'a donné,
Et tu regretteras que ce temps ait fini,
Souhaitant qu'elle t'ait pardonné...

Tu sais bien qu'une fin est une fin en soi

Même si vit le souvenir,
Et tu sais qu'il y eut une dernière fois
Interdisant le revenir...

...Et les dernières fois

Ne se refont jamais :
On ne meurt pas deux fois...
Si j'ai vécu se dit
Avant le jour dernier,
Même si c'est fini
Et si je vis encore,
Je peux dire j'ai aimé...

Jeanne

1972 





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