La mort est ce regard qui nous fixe dans l'ombre
Et qui guette l'instant favorable à sa faux.
Elle emboîte nos pas, décèle nos défauts,
Nos travers dont jamais elle n'oublie le nombre.
Si nous n'y songeons point parfois si la confiance
Vient apaiser nos cœurs, les gonfle de quiétude
Elle, pas un instant dans sa sollicitude
Ne voudra nous laisser nous bercer d'insouciance,
Car jalouse du moindre moment de bonheur,
On dirait qu'elle est là pour pouvoir à son aise
Mettre fin à nos jours sans que cela nous plaise
À l'heure où tant d'espoir régnait en notre cœur.
Qu'elle soit mort subite ou lente ou naturelle
Jamais son nom damné ne s'entend prononcer
Sans un frémissement, ni sans le cœur glacé.
Sans aucun doute, il n'est parole plus... mortelle...
Jeanne
1980
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